Parc National de Komodo (Komodo 4)

Il se trouve entre les provinces East Nusa Tenggara et West NT et comprend trois grandes îles : Komodo, Padan et Rinca ainsi que 26 petites îles, le tout sur 1733 km2. Il a été créé en 1980. Réserve de Biosphère Unesco depuis 1977. Ce parc est très connu pour le dragon de Komodo (un varan géant dont la population est estimée à environ 6000 individus), ainsi que pour la richesse de sa vie marine. En 1991, le parc devient un World Heritage Site (Unesco) et, depuis 1995, il est soutenu par The Nature Conservancy, une organisation environnementale américaine. Un nouveau plan de gestion fut établi en 2000 pour faire face à l’augmentation de l’exploitation des ressources. La pression sur les ressources marines vient des communautés locales de pêcheurs et de l’extérieur, mais les lois et restrictions touchent principalement les premières qui doivent se contenter de ce que le Parc a à leur offrir. Elles attendent encore des mesures concrètes pouvant satisfaire leurs besoins.

L’exemple mexicain des réserves marines de Basse-Californie (Mer de Cortez) montre que cinq règles sont nécessaires au succès de ces projets :

  • un site isolé et fréquenté uniquement par les pêcheurs d’un ou deux villages
  • le site doit disposer d’une ressource à forte valeur ajoutée telle que la langouste
  • il faut des leaders locaux charismatiques
  • les pêcheurs doivent pouvoir gagner leur vie pendant que la ressource marine reprend des forces
  • la confiance doit régner au sein de la communauté

Putri Nago Komodo (PNK) est une joint venture non commerciale, financée partiellement par la Banque Mondiale et le TNC, visant à l’autosuffisance du parc mais, en 2010, après 5 années de fonctionnement, le permit de la joint venture ne fut pas renouvelé et la pêche illégale reprit de plus belle, ainsi que la pêche à l’explosif (un mélange de kérosène et d’engrais) ou au cyanure. Ces deux dernières années 60 braconniers ont été arrêtés et un suspect tué après qu’il ait tenté de s’évader en jetant une bombe artisanale sur les rangers. Une controverse entoure la mort de plusieurs pêcheurs depuis les années 1980, les patrouilles du parc (incluant police et forces de la Navy) clamant être en légitime défense. Il y avait une joint venture entre TNC et un Tour Opérateur qui avait la concession touristique et touchait les droits d’entrée (45 000 visiteurs en 2010, 125$ de droits d’entrée en 2017), joint venture qui a été accusée de prendre des décisions sans tenir compte de la population locale.

Publicités
Cet article a été publié dans Aires Marines Protégées, Asie, Conservation, Parc National, Raies manta. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s