OCTOPOLIS

J’adore les poulpes, alors cette histoire de Cité des Poulpes, Octlantis, était presque trop belle…Elle a été découverte sur la côte est australienne. Bon, les scientifiques aiment bien se mettre en valeur, alors ce n’est pas une vraie ville avec un stade de foot et des HLM mais…disons que c’est un début, une émergence. C’est un regroupement d’une quinzaine d’individus sur un site qui comprend des tanières et des murs de coquillages, ce qui n’avait encore jamais été décrit. Les pieuvres se regroupent, communiquent, et se battent pour chasser d’autres pieuvres tentant de s’emparer de leur habitat ou pour expulser celles qui ne sont plus les bienvenues. En 2009 on avait découvert une autre cité dans le coin, Octopolis. Elle était le théâtre de violents combats entre mâles (de l’espèce Octopus tetricus), certains utilisant des coquillages comme armes. Mais le site, construit autour d’un objet métallique d’une trentaine de centimètres de long -de fabrication humaine-, avait été considéré comme une probable anomalie. Octlantis, elle, n’a pas été construite autour d’un objet non-naturel, mais autour de pierres. « Les deux sites présentent des caractéristiques qui ont, je pense, rendu ces attroupements possibles, à savoir des affleurements de roches océaniques au milieu de régions particulièrement plates et sans relief », explique Stephanie Chancellor.
Un autre regroupement de poulpes a été décrit en 1982 dans les eaux de Panama. A l’époque la communauté scientifique fut sceptique.
Comment expliquer l’apparition d’Octopolis ? Un jour un objet métallique d’une trentaine de centimètres tombe d’un bateau. Le plus gros poulpe du coin s’installe dessous. La pieuvre apporte des pétoncles pour s’en nourrir. Les coquilles s’accumulent, changeant la topographie du lieu. D’autres tanières peuvent y être creusées. De nouveaux poulpes s’installent augmentant donc le nombre de coquilles. Dans une zone où les coquillages abondent, les tanières pour se mettre à l’abri des requins, des poissons ou des dauphins est le facteur limitant. Octopolis, comme un récif artificiel, attire de nombreuses espèces sur le site : poissons, requins wobbegong, calamars, raies, crabes etc.

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